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L’Unis et l’Unsfa veulent harmoniser outils et process pour la rénovation des copropriétés

Batiactu – Basile Delacorne, le 15/03/2021 – Groupe de travail sur la massification de la rénovation globale en copropriété mené par Emira Zaag pour l’UNSFA75.

RÉNOVATIONS ÉNERGETIQUES. Les architectes et les professionnels de l’immobilier proposent aux autres acteurs de la filière, de l’amont à l’aval, une feuille de route pour permettre enfin de massifier les travaux de rénovation énergétique des copropriétés.

L’Unis, qui rassemble les métiers de la gestion immobilière, et l’Unsfa, principal syndicat des architectes, ont joint leurs forces pour « proposer à toute la filière d’unir leurs forces pour travailler dans l’intelligence collective » en matière de rénovation des copropriétés. L’idée, détaille Emira Zaag, de l’Unsfa, pour Batiactu, est de « parler le même langage » et de se mettre d’accord sur un « process commun », afin de rassurer les copropriétaires et donc de déclencher la décision de travaux de rénovation énergétique.Pour cela, les deux unions professionnelles ont soumis, il y a quelques semaines, une feuille de route aux autres acteurs de la filière, dans l’espoirs qu’ils se joignent aux discussions. FFBCapeb, USH, Fnaim, Cinov… « l’idée est que le plus d’acteurs possible se rassemblent. C’est une innovation dans un secteur encore archaïque où chacun travaille en silo« , explique l’architecte, qui anime, avec d’autres, le groupe de travail. En particulier dans le domaine de la rénovation énergétique des copropriétés, priorité affichée des pouvoirs publics mais où les résultats restent très en deçà des objectifs, surtout en ce qui concerne les rénovations globales.

Elaborer un outil numérique adapté à chaque métier et utilisé par tous

Sur les huit actions que portent l’Unis, présidé par Danielle Dubrac, et l’Unsfa, présidé par Jean-Michel Woulkoff, réparties en trois axes (voir les propositions ci-dessous), la plus importante selon Emira Zaag, est celle de la mise en place d’un « outil numérique collaboratif pour l’ensemble de la filière, du syndic jusqu’au bureau d’étude chargé de vérifier les performances énergétiques après travaux ».

Ce référentiel de la rénovation des copropriétés serait un « fil rouge pour tous les intervenants, détaillant la marche à suivre » et permettant, là encore à la fois de « parler le même langage » et d’harmoniser les pratiques. « Mais je souhaite que ce ne soit pas un simple dossier de lignes directrices », précise l’architecte. « Il faut le traduire par un outil numérique opérationnel pour chacun des acteurs de la filière ». Cet outil devra donc « être interopérable avec les logiciels métiers de chacun. Ce n’est ni plus ni moins que la philosophie BIM appliquée à la rénovation des copropriétés », s’enthousiasme-t-elle.

« On nous demande encore des devis pour rénovation de façade avec option ITE »

Autre amélioration proposée, cette fois directement adressée aux pouvoirs publics : financer systématiquement le diagnostic technique global (DTG) des copropriétés. Les subventions aujourd’hui disponibles dans le cadre de MaPrimeRénov’ et du dispositif des Certificats d’économie d’énergie (CEE) pour le diagnostic ne suffisent pas, estime Emira Zaag. Ce « DTG à 1 euro ferait faire des économies à l’Etat, comparé aux bêtises de l’ITE [isolation thermique par l’extérieur] à 1 euro que l’on voit ».

Ce financement à 100% (ou presque) du DTG, dans le cadre d’un processus de travaux de rénovation normé et harmonisé entre professionnels, permettrait d’éviter que les maîtres d’œuvre ne reçoivent « des demandes de devis pour une rénovation de façade avec option ITE », ce que les agences d’architecte « reçoivent encore » et qui constitue une aberration, selon Emira Zaag, alors que la rénovation énergétique d’un ensemble immobilier devrait s’appréhender de manière globale.

Des retours positifs des autres fédérations professionnelles

Pour autant, l’architecte précise qu’il ne s’agit pas « d’imposer un process à tous, mais d’avoir un discours national uni ». « A partir du moment où la filière suivra le même processus, cela facilitera la prise de décision au sein des copropriétés, ce sera beaucoup plus efficace qu’aujourd’hui ». Il ne s’agit pas non plus « de réinventer la poudre », mais de « coordonner des initiatives existantes, comme La copro des possibles », mise en place dans le cadre des CEE.Les réunions de travail ont commencé entre l’Unsfa et l’Unis, en attendant que les autres fédérations les rejoignent. « Les retours sont plutôt favorables », explique Emira Zaag, qui espère que les discussions à plusieurs se passeront « dans la même harmonie » qu’avec les professionnels de l’immobilier, qui se sont avérés « très constructifs et au fait des enjeux, avec des vraies réflexions de fond, sans filtre, et pas politiques ».

La feuille de route commune Unis-Unsfa proposée aux autres acteurs de la filière1 – Faciliter la prise de décision :
– Faciliter la commande de rénovations globales ambitieuses avec, par exemple, le financement du DTG via les CEE ou le Plan France Relance.
– Organiser la synergie de l’ensemble des acteurs de la filière.
– Proposer un référentiel de la rénovation globale en copropriété.2 – Développer les outils :
– Démultiplier les formations par cœur de métier et pluridisciplinaires
– Créer une base de données documentaire centralisée
– Créer une boite à outils opérationnelle3 – Être présent sur tout le territoire :
– Mettre en place un maillage territorial des acteurs de la filière
– Créer et animer des évènements communs avec l’ensemble de la filière

1 an et 500 signatures : Collectif pour des Conditions Dignes et Égalitaires des Enseignants en Écoles d’Architecture

La lettre pétition du Collectif pour des Conditions Dignes et Égalitaires des Enseignants en Écoles d’Architecture

Nous venons de fêter les 1 an de mise en ligne, et avons déjà obtenu plus de 500 signatures. Ce message d’information a été adressé le week-end dernier aux signataires pour les informer des démarches en cours.

Hier soir nous discutions avec le député François-Michel Lambert, après Luc Geismar la semaine passée. Demain réunion de travail avec les syndicats et le Ministère de la Culture.

Cette action ne concerne pas que les enseignants, mais aussi tous les architectes et notamment les organisations professionnelles, puisqu’il s’agit de disposer de condition correcte pour former les confrères de demain.

Merci d’avance de votre soutien, et d’une diffusion aussi large que vous pourrez.

WEBCONFERENCE Retour Vers L’Agence

Bonjour à tous, j’ai une question très pratique. Nous sommes deux associés en désaccord, vis-à-vis d’un salarié qui doit aller au quotidien sur les chantiers. Il refuse d’utiliser les transports en commun. Le salarié veut exercer son droit de retrait. Peut-il le faire ? Et sous quel motif ? Notre désaccord porte sur le fait que mon associé veut envoyer le salarié sur les chantiers et qu’il utilise les transports pour cela, il estime qu’il y a aucun risque pour le salarié à partir du moment où il porte son masque. Et moi, j’estime qu’on doit proposer une solution différente de déplacement que l’utilisation des transports en commun, pour ce salarié. Comment régler ce conflit d’employeur ? Que faire vis-à-vis de mon salarié inquiété pour sa santé ? Que risque-t-on s’il tombe malade ?